Ces émotions qui nous encombrent

Avant tout nous sommes des êtres relationnels, façonnés par notre histoire (parfois celle de nos ancêtres) et par nos relations aux autres. Toutes ces expériences positives et négatives inscrivent leurs empreintes et construisent nos modalités d’être au monde. Dans toutes les étapes de notre vie personnelle ou professionnelle nos schémas de pensée et nos expériences passées ressurgissent, souvent comme des ressources, parfois comme des freins.

Parfois nous reproduisons des comportements dont nous savons bien qu’ils sont contreproductifs mais dont nous ne savons comment nous dépêtrer, répétition de scénarios d’abandon dans les relations amoureuses, panique face à l’agressivité de quelqu’un d’autre, perte de moyens en présence d’une personne admirée, peur panique devant le vide ou une araignée……………………..

Nous percevons intellectuellement que ces comportements sont inappropriés ou disproportionnés mais ils s’imposent à nous contre notre gré.

Notre réflexe est alors de lutter contre nous même…..et nous aggravons le processus.

Notre réflexe peut être de fuir la situation………………..et nous aggravons le processus

Notre réflexe peut être de répéter les mêmes tentatives de solutions  inopérantes .et nous aggravons le processus.

Parfois nous sommes débordés par nos émotions, nous rougissons, nous bégayons, nous perdons nos moyens, on a « la boule au ventre », ça nous « prend à la gorge », les mots ne passent plus, on « étouffe » on dit alors de nous que nous sommes « hypersensibles ».

En fait ce sont nos émotions qui nous débordent, cela nous arrive à tous, à des degrés divers. Pour certains ces messages émotionnels handicapent le quotidien, paralysent l’action, génèrent des évitements sociaux préjudiciables. Plus nous tenterons de lutter contre ces émotions plus elles vont nous parasiter. Il s’agit alors de les reconnaitre, de mettre en place des stratégies pour ne pas nous laissez déborder et progressivement d’en faire nos meilleures alliées.

 

Des chercheurs finlandais ont détaillé les effets physiques du bonheur, de la peur, de la tristesse et d'autres sentiments. (extrait article)

«La peur au ventre», «sentir monter la colère», «la tristesse me serre le cœur». La langue française attribue depuis des siècles une manifestation physique à chacune de nos émotions, et les recherches scientifiques menées ces vingt dernières années ont montré que cela n'avait rien d'une croyance populaire. Dernière preuve en date: la «carte corporelle des émotions » établie par des chercheurs finlandais. Leurs travaux, publiés fin décembre dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS), confirment notamment que les principales émotions humaines que sont la peur, la tristesse ou le bonheur sont ressenties physiquement de la même façon pour tous, quelle que soit la culture d'origine de l'individu.

 

 

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